Interopérabilité des paiements transfrontaliers : 4 pays africains figurent dans le Top 50 mondial (Thunes)

paiement transfrontalier

Les pays africains présentant des niveaux d’innovation relativement élevés dans la fintech sont parmi les mieux classés en matière d’interopérabilité des paiements transfrontaliers, même s’ils sont de plus en plus pénalisés par la réduction des relations de correspondance des banques internationales sur le continent.

Quatre pays africains, dont le Kenya et le Nigeria, figurent dans le Top 50 mondial des pays affichant les meilleurs niveaux d’interopérabilité des systèmes de paiements transfrontaliers, selon un classement publié le 2 juin 2026 par Thunes, une société singapourienne spécialisée dans les solutions de paiements transfrontaliers, et qui couvre plus de 130 pays et plus de 90 monnaies.

Intitulé « The Thunes Cross-Border Payments Interoperability Index », ce classement évalue la facilité des transactions transfrontalières dans 50 pays du monde affichant les meilleures performances dans ce domaine. Il s’appuie sur une enquête menée auprès de 6 600 répondants (particuliers et entreprises) sur 10 grands marchés (Chine, États-Unis, Royaume-Uni, Inde, Nigeria, Philippines, Brésil, Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite) et un ensemble d’indicateurs provenant de plusieurs sources crédibles, comme la base de données Global Findex 2025 de la Banque mondiale et les données de la Banque mondiale sur les coûts des transferts de fonds.

Ces indicateurs sont regroupés en cinq dimensions. Il y a la santé économique (PIB, ouverture commerciale, qualité de vie), les infrastructures numériques (taux de pénétration d’Internet, proportion de la population adulte ayant effectué ou reçu un paiement numérique au cours des trois derniers mois) et l'inclusion financière (inégalités de richesse, niveau d’accès aux agences bancaires, proportion de la population adulte disposant d'un compte financier formel ou d'un compte de mobile money).

Il y a aussi la connectivité transfrontalière (coût de l'envoi et de la réception de virements, part des transactions effectuées via des systèmes de paiement instantané, valeur totale du marché des paiements transfrontaliers), et les dynamiques du marché (initiatives réglementaires visant à améliorer le marché des transferts d'argent telles que les mesures en faveur de l'open banking et la réglementation des cryptomonnaies, prévisions de croissance du marché des paiements transfrontaliers).

Un score global est attribué à chaque pays couvert par l’indice sur une échelle allant de 0 (niveau très faible d’interopérabilité des paiements transfrontaliers) à 10 points (interopérabilité optimale). En ce qui concerne l’Afrique, l’indice montre que la composition des moyens de paiement varie considérablement d’un pays à l’autre, même si l’utilisation persistante du cash constitue un dénominateur commun sur le continent.

Les facteurs infrastructurels et les cadres réglementaires ont contribué aux divergences entre les pays en matière de moyens de paiement numériques, notamment les paiements par carte, les virements bancaires de compte à compte (A2A) et les portefeuilles mobiles.

Vents contraires

Ce sont globalement les pays africains qui présentent des niveaux d’innovation relativement élevés dans le domaine des technologies financières (fintech) qui sont les plus performants en matière d’interopérabilité des paiements transfrontaliers.

Le Kenya est le pays du continent où l’interopérabilité des systèmes internationaux de paiements transfrontaliers est la plus élevée. Cet Etat d’Afrique de l’Est, pionnier en matière d'innovation fintech locale et de mobile money, occupe le 36è rang sur les 50 pays étudiés, avec un score de 4,2 points. Le Nigeria occupe la deuxième marche du podium à l’échelle africaine et le 43è rang mondial, avec un score de 3,6 points.

Viennent ensuite l’Afrique du Sud (44è rang mondial et 3,6 points) et l’Egypte (47è rang mondial et 3 points). Les scores globaux modestes et les classements de ces quatre pays africains reflètent cependant des vents contraires internationaux plus larges, dont notamment la réduction des relations de correspondance des banques internationales sur le continent.

À l’échelle mondiale, le Danemark est le pays qui affiche le meilleur niveau d’interopérabilité des systèmes de paiements transfrontaliers avec un score de 8,8 points, devant Singapour et la Norvège. Plus largement, l’indice met en évidence un système mondial de paiements encore largement fragmenté, dans lequel les transactions domestiques sont généralement fluides, mais où les paiements transfrontaliers restent confrontés à d’importantes frictions liées aux infrastructures, aux réglementations et aux différences entre systèmes financiers.

Alors que les paiements nationaux s'effectuent sans encombre, les paiements transfrontaliers se heurtent à d'importantes frictions, même sur les principaux marchés financiers mondiaux. L'écart entre ce que les consommateurs vivent au niveau local et ce qu'ils vivent à l'international se creuse, au lieu de se réduire. Plusieurs bénéficiaires de paiements internationaux attendent encore deux jours ou plus pour recevoir des fonds dans un monde où les virements nationaux sont réglés en quelques secondes.

L’indice fait par ailleurs état d’un changement majeur dans la manière dont les gens envoient et reçoivent des paiements internationaux : les portefeuilles mobiles et les applications de paiement sont aujourd'hui les principaux moyens d'envoyer de l'argent à l'étranger. Ils sont utilisés par 48 % des personnes sondées dans le monde, alors que 11 % utilisent des plateformes de cryptomonnaies pour envoyer de l'argent à l'étranger.

Dans certains pays comme le Nigeria, le taux d’utilisation des plateformes de cryptomonnaies pour envoyer l'argent au-delà des frontières s’élève à 40 %, ce qui souligne un avantage commercial considérable pour les entreprises capables de faire le pont entre les infrastructures traditionnelles et les solutions numériques émergentes.

Edité par : Feriol Bewa

Articles connexes

Témoignages

Ce que nos clients disent de NATIC

★★★★★

« L'audit NATIC nous a ouvert les yeux sur des failles que nous ne soupçonnions pas. En 48h, nous avons eu un rapport clair et surtout un plan d'action prioritaire. Aujourd'hui, nos données clients et notre comptabilité sont sécurisées. Un investissement indispensable pour toute PME qui veut dormir tranquille. »

MM

Mamadou M.

Dirigeant, PME / Commerce

★★★★★

« En tant que clinique, nous traitons des données médicales sensibles. L'audit NATIC nous a permis de vérifier notre conformité avec la loi CDP et les standards ISO. Le rapport était exhaustif, et les recommandations très concrètes. Nous avons maintenant une vraie feuille de route pour la sécurité de nos systèmes. »

AD

Dr Aïssatou D.

Directrice, Santé / Clinique

★★★★★

« La cybersécurité est un sujet que nous prenons très au sérieux. L'audit NATIC nous a offert une vision 360° de notre sécurité : informatique, physique et organisationnelle. Le rapport nous a permis de prioriser nos investissements et de rassurer nos partenaires financiers. Je recommande vivement. »

FS

Fatou S.

Responsable SI, Microfinance / Fintech

Newsletter

J’ai lu et j’accepte les Termes et conditions et la Politique de confidentialité

Nous rejoindre

Adresse Sicap Liberté 6, côté rond-point JVC
11000 - Dakar - SÉNÉGAL

Téléphone +221 33 827 20 98
+221 77 690 00 01

Email info@natictechnologies.com

⛔ Ce contenu est protégé par © NATIC Technologies.
Choix utilisateur pour les Cookies
Nous utilisons des cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles. Si vous déclinez l'utilisation de ces cookies, le site web pourrait ne pas fonctionner correctement.
Tout accepter
Tout décliner
Unknown
Essential
Accepter
Décliner
Analytique
Outils utilisés pour analyser les données de navigation et mesurer l'efficacité du site internet afin de comprendre son fonctionnement.
Google Analytics
Accepter
Décliner
Publicité
Si vous acceptez, les annonces présentes sur la page seront adaptées à vos préférences.
Publicité Google
Accepter
Décliner
Sauvegarder